mercredi 30 octobre 2013

IV




L'homme ne se respecte pas lui-même ! En vacances, c'est PIRE ! C'est le ROI.

Il relâche la bride, déjà coulante, et notre belle CÔTE BASQUE devient leur proie, une saison de plus. Ca me met en rage chaque année. Notre beau pays voit arriver une horde de casseurs, parés pour un mois de
folies, de laisser-aller promis.

Ils débarquent de leur galaxie, l'air encore embrumé par leurs fumées citadines.Notre soleil les réveille un peu. Ils nous dévisagent, nous toisent, nous prennent pour des provinciaux arriérés.

Ils sont sûrs de leur façon de vivre et ils attaquent ! Il faut des souvenirs; Appareils photo chargés, prêts à mitrailler le pittoresque ...ILS FUSILLENT LA NATURE.

Les vacanciers arrivent par bans. Ils se déversent par milliers, heureux de quitter leur grisaille pour retrouver ce qu'ils ont quitté l'été précédent, qu'ils ont dégradé et que nous avons réparé nous, les locaux.

A la plage, vaste étendue de sable, ils s'installent sur vos pieds. Leur attirail estival vous bouche la vue et leurs serviettes ont envahi votre coin.Ils s'imposent à vous, ventousent votre espace, parlent fort pour nous montrer leur origine lointaine. On les croirait nostalgiques de l'entassement du métro.

Ce sans-gêne est spécifique à l'estivant. Cette même nature, qu'il vient chercher, il la saccage. Il marche sur les dunes, si fragiles, piétine la végétation  qui les maintient et les stabilise. Pourtant, les pancartes sont là, bien visibles.

Les vacances déclenche chez lui une inconscience qu'il confond avec amusement. Les chemins interdits sont tentants. Ils stimulent l'imagination, font  monter l'adrénaline et débutent l'aventure !

L'estivant s'imagine presque touareg dans le désert, mais ses pieds meurtriers nous laissent des mirages de plantes desséchées, incapables de remplir leur rôle. LA NATURE reste et lui parti, nous soignons ses plaies.

Leur pique-nique dévaste les coins les plus reculés. Rien ne lui échappe, l'oeil affûté et inquisiteur. Il choisit un endroit propre, forcément ! Qui opterait pour des détritus ? Mais cette propreté est à sens unique : LE SIEN.

Nous retrouvons leurs restes éparpillés ça et là, sans scrupule. Prendre une poche pour en faire une poubelle, relève de l'effort surhumain. Ce sont LES VACANCES. Ce sont LEURS VACANCES.

Cette mentalité de colonisateurs doit s'arrêter ! Il faut être conscient que la NATURE appartient à CHACUN. C'est peut-être ce nouvel esprit de propriété, de territoire, qui la sauvera !

Pensons COLLECTIF, pour une fois !C'est l'union de nos forces à aimer cette NATURE, qui la servira.

C'est notre OXYGENE ! Nous sommes nos propres victimes, ne nous sabordons pas ! Nous tuons la poule aux oeufs d'or ! Il faut penser différemment.  Le chemin commence par là. A nous tous, nous serons plus forts et efficaces.

Si chacun donne un peu à la NATURE, elle nous  remerciera, c'est sûr.





PARTIE IV  

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